Partager

Mode clair Mode sombre

Temps de lecture : 13 minutes

1 novembre 2026

Formidable élan solidaire, cet Octobre rose 2026 fut aussi celui des polémiques : sous couvert de dénoncer le pinkwashing et la récupération marchande, politiques et militants sans scrupules ont sombré dans un « redwashing » aux relents complotistes.

Octobre rose vient de s’achever. Comme chaque année, les rubans roses ont coloré les vêtements, fièrement arborés en soutien d’une bonne cause ; des milliers de personnes ont participé à des courses ou à des marches solidaires, et des campagnes de sensibilisation au cancer du sein se sont tenues un peu partout en France. Et comme chaque année, cette mobilisation a suscité son lot de critiques. Mais cette fois, la polémique a pris une tournure résolument politique, au point que certains ont voulu transformer Octobre rose en un « Octobre rouge », mêlant colère militante et dénonciation du capitalisme, présenté par certains comme responsable jusqu'à la survenue des cancers du sein. Le cancer devient un instrument comme un autre de politisation, sans scrupule et sans préoccupation de la véracité de ce qui est affirmé.

Et voilà qu’arrive novembre. Avec Movember, ce sont désormais les hommes qui sont invités à se laisser pousser la moustache pour sensibiliser aux cancers de la prostate et du testicule, mais aussi à la santé mentale et à la prévention du suicide. Une autre mobilisation qui devrait, selon toute vraisemblance, susciter beaucoup moins de controverses dans le débat public français.

Pourquoi cette différence ? Pourquoi Octobre rose concentre-t-il autant de critiques, parfois parfaitement légitimes, mais aussi de récupérations politiques et d’affirmations scientifiques contestables ?

Article réservé à nos abonnés.

Lire la suite s'abonner dès 5€/mois