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Temps de lecture : 3 minutes

22 octobre 2026

Depuis 1990, l’empreinte carbone d’un Français a baissé d’un tiers, en comptant tout ce qu’il consomme, y compris en comptabilisant ce qui est importé. Les chiffres disponibles contredisent l’idée reçue d’un pays désindustrialisé qui aurait délocalisé ses émissions.

C’est l’objection qui revient chaque fois qu’on rappelle la baisse des émissions françaises. D’accord, peut-être que la France émet moins, mais ce serait parce qu’elle a fermé ses usines et qu’elle importe désormais d’Asie les matériaux, les vêtements et les biens qu’elle fabriquait autrefois. Nos émissions auraient simplement déménagé.

Regardons cela de plus près. La statistique publique dispose justement d’un outil pour y voir plus clair. L’empreinte carbone, comptabilisée chaque année par le service statistique du ministère de la Transition écologique, additionne les émissions produites en France, mais aussi celles liées à ce que les Français importent. En résumé, elle mesure ce que nous consommons, où que cela ait été fabriqué.