


Depuis fin février 2026, les frappes sur l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont fait flamber le prix du pétrole. À la pompe, le gazole est ainsi passé d’environ 1,70 euro à près de 2,40 euros à son pic d’avril. Les Français ont réagi comme on pouvait s’y attendre. Selon les douanes, la consommation de carburant routier a ainsi chuté de 11 % en avril, puis de 12 % en mai.
Mais derrière cette baisse mécanique, il y a des renoncements très concrets. L’enquête de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, menée début juillet auprès de 1 000 personnes, est instructive à cet égard. Près de la moitié des automobilistes (46 %) ont déjà mis moins de 30 euros dans leur réservoir, faute de pouvoir faire le plein. Chez les plus défavorisés, la proportion grimpe même à 70 %. Près d’un sur deux a par exemple renoncé à rendre visite à sa famille ou à des amis, et plus d’un sur deux à son loisir.
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