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Temps de lecture : 3 minutes

22 octobre 2026

Près de la moitié des automobilistes ne font plus le plein faute de moyens, et 40 % parmi les plus modestes ont reporté ou annulé un rendez-vous médical. Une enquête de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès montre qui paie vraiment la facture de cette crise.

Depuis fin février 2026, les frappes sur l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont fait flamber le prix du pétrole. À la pompe, le gazole est ainsi passé d’environ 1,70 euro à près de 2,40 euros à son pic d’avril. Les Français ont réagi comme on pouvait s’y attendre. Selon les douanes, la consommation de carburant routier a ainsi chuté de 11 % en avril, puis de 12 % en mai.

Mais derrière cette baisse mécanique, il y a des renoncements très concrets. L’enquête de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, menée début juillet auprès de 1 000 personnes, est instructive à cet égard. Près de la moitié des automobilistes (46 %) ont déjà mis moins de 30 euros dans leur réservoir, faute de pouvoir faire le plein. Chez les plus défavorisés, la proportion grimpe même à 70 %. Près d’un sur deux a par exemple renoncé à rendre visite à sa famille ou à des amis, et plus d’un sur deux à son loisir.