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Temps de lecture : 3 minutes

7 octobre 2026

Pour Moscou, tout est « sous contrôle ». Mais la mort suspecte d'une technicienne dans un laboratoire russe soulève des questions. Surtout dans un pays marqué par une longue tradition d'armes biologiques.

Tout commence le 25 septembre dernier, dans un laboratoire d'Irkoutsk placé sous la tutelle du Rospotrebnadzor, le service fédéral de surveillance sanitaire. Selon les médias locaux, Daria Chipilova, technicienne de 28 ans, y brise une éprouvette contenant ce qui pourrait être l'agent de la peste pulmonaire. Le protocole lui impose de signaler l'incident, or elle n'en parle à personne et rentre chez elle.

Isolée et placée sous antibiotiques, elle aurait très probablement pu être sauvée. Car si les instituts qui manipulent des pathogènes dangereux appliquent des procédures strictes, c'est précisément parce que les accidents arrivent, et que, pris à temps, ils restent sans conséquence.

Hospitalisée le 29 septembre, elle meurt dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 octobre d'une pneumonie foudroyante. Les mesures qui suivent en disent long : plusieurs hôpitaux de l'oblast en prennent à titre préventif, et l'usine d'aluminium de Chelekhov, principal employeur de la ville, impose le port du masque.