


Adopté à l’unanimité le 16 septembre, le rapport sénatorial sur « L’empreinte environnementale de l’IA » plaide pour l’installation des datacenters en France comme moyen de réduire l’empreinte mondiale de l’IA, grâce à notre électricité décarbonée à 95 %. Même l’Ademe juge « sans regret » de relocaliser chez nous. RTE écrit que notre production « ne pose plus de problème stratégique » et peut alimenter les datacenters « sans conflit d’usage ». Les rapporteurs réclament donc un « choc d’accélération » des raccordements de datacenters. Tout cela est réjouissant pour ceux qui ont à cœur le progrès, l’écologie rationnelle et la croissance.
Le reste du rapport du Sénat l’est beaucoup moins. Cinq des 16 recommandations promeuvent en effet « l’IA frugale », un référentiel que le Sénat veut porter dans le droit européen. Le cadre scolaire en donne l’esprit : « l’IA ne doit être utilisée que si aucune autre solution moins coûteuse écologiquement ne répond de façon satisfaisante au besoin ».
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