Partager

Mode clair Mode sombre

Temps de lecture : 5 minutes

5 novembre 2026

40 000 bâtiments rasés. Une politique urbanistique radicale. Et un nombre d’homicides divisé par quatre. Grâce à son maire élu en 2013, Mike Duggan, Détroit commence à renaître de ses cendres. Mais la route est encore longue, et les obstacles nombreux…

« Speramus meliora ; resurget cineribus. » (Nous espérons des jours meilleurs ; elle renaîtra de ses cendres). Telle est la devise que s’était donnée Détroit, après l’incendie qui l’avait dévastée en 1805. Sans doute peut-elle s’appliquer à sa renaissance actuelle, après une descente aux enfers initiée par les émeutes de 1967 et aggravée au cours des années qui ont suivi par les crises économiques et la désindustrialisation.

La figure majeure du redressement s’appelle Mike Duggan, élu à la mairie en novembre 2013 après le lancement de la procédure du règlement de la faillite. Pour la première fois en quatre décennies, l’électorat de Détroit, composé à 80 % d’Afro-Américains, se choisissait un maire blanc. Connu pour sa lutte contre le racisme, mais aussi habile et pragmatique, il leur a proposé un remède de cheval : raser les ruines, réhabiliter ce qui pouvait l’être et stopper la progression du délabrement, pour faire remonter les prix de l’immobilier et enrayer l’exode des habitants. Tout en remettant sur pied, parallèlement, les services publics.