
Liberté

À partir de 2021, Anthropic a récupéré plus de sept millions de fichiers dans des bibliothèques pirates et les a conservés de manière permanente. En 2024, elle a aussi acheté des millions de livres imprimés, avant de les découper, de les numériser puis de les détruire. Chaque exemplaire acquis était ainsi remplacé par un fichier interne, certains ayant ensuite servi à entraîner Claude.
En juin 2025, le juge William Alsup s'est prononcé sur ces deux aspects. Il a considéré que l’entraînement était suffisamment transformateur pour relever du fair use, cette exception américaine qui autorise, au cas par cas, certains usages d’œuvres protégées sans permission, à condition de leur donner une finalité réellement nouvelle. La copie intégrale des ouvrages a été jugée raisonnablement nécessaire à l’entraînement. En revanche, le juge n’a pas tranché le cas de réponses de Claude reproduisant une portion identifiable d’une œuvre, puisque les plaignants n’avaient pas soulevé ce point. La numérisation des livres achetés a elle aussi été admise puisqu’un exemplaire physique était remplacé par un seul fichier, à usage interne.

