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Temps de lecture : 3 minutes

2 novembre 2026

Pourquoi les milliardaires californiens ont-ils fui une taxe qui ne devait les frapper qu’une seule fois ? Parce que l’histoire fiscale, de Paris à Sacramento, est remplie de taxes provisoires rapidement devenues éternelles.

« Rien n’est aussi permanent qu’un programme public temporaire », ironisait Milton Friedman en 1984. Les économistes Finn Kydland et Edward Prescott en ont tiré une théorie, couronnée par le prix Nobel 2004. Un État qui ne peut pas s’engager d’avance sera tenté demain de renier sa promesse d’aujourd’hui. Les contribuables le savent et ajustent leur épargne et leurs investissements en conséquence.

L’économiste Barry Eichengreen a dressé un bilan sévère des impôts dits « exceptionnels » sur la fortune. En démocratie, les propriétaires résistent et le débat traîne. Le capital a le temps de filer et la recette fond. Son seul succès net : le Japon de 1946, sous occupation américaine.