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Temps de lecture : 5 minutes

18 octobre 2026

Depuis près de 30 ans, le modèle Barnahus change la manière dont plusieurs pays européens accueillent les enfants victimes de violences sexuelles. Mais là où il n’a ni base légale ni financement dédié, il s’érode. Et la France vient précisément de refuser de l’inscrire dans la loi.

Déployé depuis près de 30 ans dans plusieurs pays d’Europe, le modèle Barnahus consiste à réunir dans un lieu unique et adapté aux enfants les différents acteurs d’une procédure judiciaire (police, justice, médecine et protection de l’enfance). L’enfant n’est auditionné qu’une seule fois afin de limiter le traumatisme ; son audition est filmée et vaut témoignage au procès. Les soins ont lieu au même endroit.

Inspirées des Children’s Advocacy Centers américains, la première Barnahus (littéralement « maison des enfants ») voit le jour en Islande en 1998. En Suède, on en compte déjà au moins 22 en 2010. En 2015, le Comité de Lanzarote du Conseil de l’Europe qualifie le modèle de « pratique prometteuse ». Aujourd’hui, le réseau européen réunit 60 membres dans 32 pays et territoires.