


En décembre 2004, le Parlement espagnol adopte à l’unanimité la « Loi organique de mesures de protection intégrale contre la violence de genre ». Et le tournant est historique : la loi affirme que les violences au sein du couple ne sont pas un problème privé, mais « le symbole le plus brutal de l’inégalité existant dans notre société ». Cette loi crée des instances spécialisées et organise une réponse globale : elle intègre à la fois le volet pénal, la prévention éducative, l’aide psychologique, l’accès prioritaire au logement social et des aides financières substantielles pour les victimes. Aujourd’hui encore, le Conseil de l’Europe présente cette loi comme une initiative pionnière, tandis qu’ONU Femmes la classe parmi les législations les plus complètes d’Europe.
La loi « solo sí es sí » (loi organique 10/2022) vient ensuite élargir cette lutte. Si la loi de 2004 centrait le sujet sur les violences de couple, la loi de 2022 s’attaque à toutes les violences sexuelles. Elle emboîte le pas à plusieurs autres pays européens comme le Royaume-Uni, l’Allemagne ou encore la Suède, et introduit la notion de consentement dans son Code pénal. Elle est assortie ensuite d’un correctif, en avril 2023.
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