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Temps de lecture : 3 minutes

12 octobre 2026

Face à une Assemblée nationale dont moins de 13 % des membres déclarent une profession scientifique, et en l’absence d’études d’impact, les ONG militantes peuvent dérouler leurs discours simplistes pour orienter les lois. Non sans conséquences.

Pourquoi le législateur préfère-t-il le symbole à l’étude d’impact ? Parce qu’entre lui et la science s’est installé un intermédiaire redoutablement efficace : l’ONG militante. Son modèle économique tient en une phrase : plus un sujet est complexe, plus il y a de place pour celui qui le simplifie. Or face à un auditoire de plus en plus démuni sur le plan scientifique (comme en attestent nos résultats PISA), la simplification passe vite pour une vérité.

Rendons d’abord à ces organisations ce qui leur revient. À une certaine époque, elles ont su imposer des sujets réels (l’amiante, les marées noires, le réchauffement lui-même), quand les pouvoirs publics regardaient ailleurs. Le problème s’établit et prend de l’ampleur lorsque la communication a remplacé la preuve.