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Temps de lecture : 3 minutes

13 mai 2026

Et si la tant décriée « obsolescence programmée » n’était qu’un mythe ? L'idée que les industriels sabotent délibérément leurs produits est au cœur du discours low-tech. Pourtant, aucun exemple flagrant n’a jamais prouvé l'existence d'un tel dispositif.

Des exemples montés en épingle

Le célèbre cartel Phoebus des ampoules à filament n’était pas un sabotage, mais une entente sur les coûts et les prix, dictant un arbitrage entre durée de vie et efficacité lumineuse. Quant aux imprimantes, le fabricant perd de l’argent quand la machine s'arrête : son profit réside dans la vente de cartouches sur la durée. Une panne prématurée est un bug industriel, pas une stratégie.

Dans l’imaginaire collectif, le « Batterygate » reste le cas d’école de l’obsolescence programmée. En 2017, Apple a admis brider le processeur des anciens iPhone via des mises à jour. Pourtant, loin d’un complot, il s'agissait de lisser les pics de consommation pour éviter que des batteries chimiquement usées ne provoquent des extinctions brutales. Si Apple a fauté par son manque de transparence, qui en France lui a valu une amende de 25 millions d'euros en 2020 pour « pratique commerciale trompeuse par omission », la manœuvre visait paradoxalement à prolonger la vie opérationnelle de l’appareil. Un compromis d’ingénieurs, resté incompris du grand public.