Impasse
Emmanuel Denis est le maire écologiste de Tours. Interrogé par l'AFP le 18 juin, alors que la vague de chaleur s'installe, il tranche : « À 40 degrés, je ferme les écoles. Quand il fait 40 degrés dehors, il fait aussi 40 dedans. Et à ce niveau, moi je ferme car je refuse de prendre un risque pour les enfants. » La ville revendique pourtant 150 millions d'euros de rénovation et de végétalisation, l'aération des classes à 6 h 30, l'arrosage des cours, des ventilateurs et bientôt des brasseurs d'air. La climatisation n’est jamais évoquée. Face à une école devenue four, l'option retenue n'est pas de la rafraîchir mais de la fermer et de renvoyer les enfants chez eux, souvent dans des logements encore plus chauds.
À Paris, Emmanuel Grégoire offre l'illustration parfaite du moment où l'idéologie rencontre le mur de la réalité. Après des années de doctrine anti-clim assumée par sa prédécesseure, le voilà qui reconnaît le 25 juin que la capitale n'en a « pas encore assez fait ». Il a fallu une canicule record et des écoles à 35 °C pour qu'il commande en catastrophe 1 200 climatiseurs mobiles, bruyants et peu efficaces. Il ne peut s’empêcher d’ajouter que la climatisation individuelle ne serait rien d’autre qu’une « plaie ».
