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Temps de lecture : 3 minutes

29 juin 2026

Derrière les blocages réglementaires se tient un écosystème d'agences et d'associations décroissantes qui façonne depuis des années le discours public sur la chaleur. Aucune n'a le pouvoir de voter une loi, mais toutes nourrissent ceux qui les votent.

Sans grande surprise, l'ADEME donne le ton. Sur son site officiel dédié à l'adaptation, la climatisation est qualifiée de « fausse bonne idée », « à éviter au maximum ». L'agence préfère cette image absurde : « un seul arbre équivaut à cinq climatiseurs fonctionnant 20 heures par jour ». En juin 2026, l'agence lançait encore « Plus frais au travail », une plateforme qui range la climatisation au tout dernier rang de ses solutions, après les rideaux, la ventilation et les brasseurs d'air, et l'assortit de cinq avertissements préalables. L'objectif affiché d’aider les employeurs « sans aggraver le changement climatique » sous-entend que protéger les travailleurs de la chaleur reste conditionné au fait de ne surtout pas trop les rafraîchir.