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Temps de lecture : 3 minutes

20 septembre 2026

Au nom du socialisme et de la solidarité entre les peuples, le Nicaragua et le Venezuela ont construit ces dernières décennies une relation bien plus qu’idéologique. Mais sa mécanique ressemble davantage à une association de malfaiteurs.

Tout commence en 2007. Hugo Chávez fournit alors au Nicaragua du pétrole à des conditions particulièrement avantageuses, par l’intermédiaire de Petrocaribe et de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, l’ALBA. Managua n’en règle immédiatement qu’une partie. Le reste est transformé en crédit à long terme, assorti d’un faible taux d’intérêt. Cette facilité dégage des centaines de millions de dollars qui échappent cependant au budget national et, par conséquent, à tout véritable contrôle parlementaire. L’argent transite par Alba de Nicaragua S.A., plus connue sous le nom d’Albanisa, une société mixte associant la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA à la nicaraguayenne Petronic.