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Temps de lecture : 2 minutes

30 septembre 2026

Dans les années 1960, la Seine ne comptait plus que 3 espèces de poissons. Aujourd’hui, on en recense 36, ainsi que des moules d’eau douce que l’on croyait disparues.

La grande dépollution française ne concerne pas uniquement l’atmosphère que nous respirons. L’histoire de la Seine illustre elle aussi comment la prospérité technologique permet de ressusciter un écosystème que l’on croyait condamné. Remontons le temps jusqu’aux années 1960 et 1970. Le fleuve parisien, alors saturé de rejets industriels et d’eaux usées non traitées, ne comptait plus que trois espèces de poissons capables de survivre dans ses eaux, contre plusieurs dizaines aujourd’hui.

Depuis, la richesse accumulée par la nation et les investissements massifs dans l’assainissement ont inversé cette trajectoire. Le Plan Baignade, lancé en 2016 et accéléré par la perspective des Jeux olympiques de Paris 2024, a mobilisé un budget total de 1,4 milliard d’euros, financé pour moitié par l’État via l’Agence de l’eau Seine-Normandie. Son ouvrage le plus emblématique, le bassin de stockage d’Austerlitz, inauguré en mai 2024, peut retenir jusqu’à 50 000 mètres cubes d’eaux usées et pluviales lors des orages, évitant qu’elles ne se déversent directement dans le fleuve.