
Idée reçue

Les comparaisons de dépenses publiques entre pays reposent sur une nomenclature commune (la COFOG) qui range chaque euro public dans une « fonction » (enseignement, défense, santé, protection sociale). Dans cette grille, la pension d’un professeur retraité est classée en retraites, mais la cotisation que l’État verse pour ses professeurs en activité est classée en enseignement (au titre de leur rémunération). Rien d’anormal, tous les pays procèdent ainsi. La différence est que la France y loge ce taux de 82 %, là où l’Allemagne, qui paie directement ses fonctionnaires retraités sur son budget, se voit imputer un coût bien moindre. Au total, les cotisations retraite des employeurs publics représentent 4 % du PIB en France et en Belgique, 2 % en Allemagne et 0,9 % en Irlande selon le site d’information économique Fipeco. Pour le seul État, l’Insee évalue à 1,8 point de PIB les cotisations « imputées » qui gonflent à la fois ses dépenses et ses recettes.
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