


À Pékin, les ruines de l’ancien Palais d’été, le Yuanmingyuan, n’ont jamais été relevées. Colonnes brisées, bassins asséchés, pierres noircies, histoire piétinée… Le régime les conserve en l’état, tel un mémorial à ciel ouvert dédié à l’offense de 1860. En octobre de cette année, les troupes franco-britanniques y pillent soieries, porcelaines et trésors impériaux, avant que lord Elgin n’ordonne de transformer le symbole en brasier. La seconde guerre de l’opium s’achève sur l’image d’un empire plurimillénaire contraint de s’agenouiller devant des marchands de drogue escortés par des canonnières, et d’ouvrir ses fleuves et ses ports à tous les commerçants occidentaux.
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