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En 1959, la révolution propulse Cuba au cœur de la Guerre froide. Une position profitable, mais risquée : l’île devient rapidement un enjeu stratégique majeur, jusqu’à faire vaciller le monde au bord de la guerre nucléaire.

À partir de l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro, le 1er janvier 1959, après des années de guérilla dans les montagnes de la Sierra Maestra, Cuba devient l'un des théâtres essentiels de la Guerre froide et de la rivalité planétaire entre Américains et Soviétiques. Les États-Unis, initialement bienveillants, reconnaissent le nouveau gouvernement dès le 7 janvier. Le leader barbu aux deux Rolex au poignet, qui avait préalablement tissé des liens avec Washington, y entreprend même un voyage en avril 1959, espérant obtenir un soutien économique pour reconstruire son pays ravagé par la corruption et les inégalités creusées par le régime de Fulgencio Batista. Mais les réformes agraires radicales et la nationalisation des entreprises américaines, qui lèsent les intérêts des puissantes compagnies yankees, sèment les graines de la discorde. Les Américains, alarmés par l'orientation anti-impérialiste de Castro, mais surtout de Che Guevara, commencent à percevoir une menace, bien que l'île ne soit pas encore alignée sur le bloc communiste.

L'opportunisme de Moscou

C'est alors que Moscou, flairant l'opportunité de contrecarrer l'hégémonie américaine dans son propre hémisphère, entre dans la danse et commence à déployer des manœuvres subtiles pour attirer Cuba dans son orbite.

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