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27 mai 2026

Lutter contre la maladie dans une pièce surchauffée est un enfer en soi. Mais à l’hôpital, les dégâts ne s’arrêtent pas là : médicaments et matériel ne sont pas toujours conçus pour résister à ces températures

La canicule ne se contente pas de martyriser les patients hospitalisés : elle submerge les urgences. Au CHU de Montpellier, en juillet 2025, on compte 250 passages quotidiens, avec des patients arrivant dans des états critiques — dont un viticulteur retrouvé dans le coma à 18 h avec une température corporelle de 43 °C. Le CHU de Nîmes est passé de 280 à 330-340 patients par jour, déclenchant le niveau 2 « hôpital en tension ». À Colmar, les urgences ont enregistré 152 passages quotidiens, record absolu en 15 ans.