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Temps de lecture : 2 minutes

29 octobre 2026

30 % de données en moins ! C’est la promesse d’AV2, nouveau standard de compression vidéo. De quoi profiter d’images de meilleure qualité, en consommant moins d’énergie qu’hier.

Finalisé au printemps par l’Alliance for Open Media, consortium réunissant notamment Google, Amazon, Apple, Netflix, Intel et Samsung, ce codec libre de toute redevance entre en phase de déploiement. YouTube prévoit ses premiers flux au début de 2027, Meta s’engage à l’adopter sur Facebook et Instagram, et Intel développe SVT-AV2, un encodeur héritier de son très répandu SVT-AV1. Selon ses promoteurs, AV2 réduit d’environ 30 % le volume de données par rapport à AV1, à qualité d’image égale.

Or la vidéo constitue l’essentiel du trafic internet mondial. Chaque bit économisé se traduit par moins de stockage dans les centres de données, moins de capacités réseau à bâtir pour absorber la croissance des usages, et moins d’électricité consommée sur les réseaux mobiles, bien plus gourmands par gigaoctet que la fibre. L’encodage, plus exigeant en calcul, n’est effectué qu’une fois pour des millions de visionnages. Reste à attendre que les puces de décodage équipent téléviseurs et smartphones, ce qui prendra quelques années.

L’Agence internationale de l’énergie a d’ailleurs montré que l’empreinte du streaming demeurait modeste. Si elle s’accroît avec la demande, c’est l’ingénierie, bien plus que la culpabilisation des spectateurs, qui permettra de la contenir.

Graphique montrant la baisse du débit nécessaire pour encoder une vidéo entre 1995 et 2026 selon les différents codecs.