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Temps de lecture : 4 minutes

1 octobre 2026

À force de vouloir protéger les locataires, l’État fait disparaître l’offre. La crise du logement n’est pas une crise immobilière : c’est une crise de l’interventionnisme.

Dès 1929, le jeune Friedrich Hayek consacrait un essai aux effets du blocage des loyers à Vienne. Trente ans plus tard, dans La Constitution de la liberté, il en tirait une loi : « toute fixation des loyers au-dessous du prix de marché perpétue inévitablement la pénurie de logements ». La pénurie oblige l’autorité à répartir elle-même les logements, et de larges pans de la population finissent « soumis aux décisions arbitraires de l’autorité dans leurs affaires quotidiennes » et « habitués à solliciter permission et direction ». Chaque intervention crée un problème que l’intervention suivante prétend résoudre. Son maître Ludwig von Mises l’avait théorisé la même année dans sa Critique de l’interventionnisme.

En France, 726 communes exigent déjà un permis de louer. Rennes l’imposera en avril 2027 à 900 petits logements de son centre ancien, sous peine de 15 000 euros d’amende en cas de récidive. À Aix-Marseille, 2 220 autorisations délivrées depuis 2019 ont débouché sur 22 sanctions, toutes dans un seul quartier. Une démarche contraignante de plus pour des milliers de bailleurs honnêtes, dans un marché qu’ils désertent déjà.