Et si ce n'était ni une grande puissance ni un géant de Wall Street qui décidait de modifier le climat, mais un petit État vulnérable ? À mesure que le réchauffement s'aggrave, l'hypothèse prend de l'ampleur.
Pendant que les États hésitent, le privé avance. Make Sunsets est l'entreprise la plus rudimentaire et la plus provocatrice. Fondée en Californie en 2022, elle vend des « crédits de refroidissement » et lâche des ballons de dioxyde de soufre qui éclatent dans la stratosphère. Pour la modique somme de 45 euros par an, un Français moyen peut annuler toutes ses émissions. L'entreprise a relâché quelques centaines de kilos de soufre, une goutte d'eau à l'échelle du climat.
Stardust Solutions joue dans une autre catégorie. Cette start-up israélo-américaine, fondée en 2023, développe une particule brevetée à base de silice, conçue pour réfléchir la lumière sans attaquer l'ozone ni provoquer de pluies acides. Selon elle, disperser 10 millions de tonnes de ces particules abaisserait la température de 1,5°, pour un coût initial d'environ 10 milliards de dollars. Stardust ne veut pas déployer seule : son modèle vise des contrats d'États.