Partager

Mode clair Mode sombre

Temps de lecture : 2 minutes

23 juin 2026

Les débats actuels sur la climatisation ont un étonnant parfum de déjà-vu. Au début du XXe siècle, c'est le chauffage central qui occupait le banc des accusés, cible des mêmes anathèmes que le froid artificiel aujourd'hui.

On le présentait d'abord comme un luxe coupable, réservé aux grands hôtels et à la bourgeoisie. Pour le peuple, une seule pièce chauffée au poêle devait suffire ; pour le reste, quelques couvertures supplémentaires faisaient l'affaire. Surtout, les moralistes de l'époque l'accusaient d'« amollir » les corps et les caractères. Affronter le gel était censé forger la jeunesse, tremper la résistance et entretenir la vertu. Chauffer uniformément un logement relevait, disait-on, de la décadence physique.