La Mission laïque française vient de céder à l’AFLEC (autre association affiliée à l’AEFE) ses neuf établissements scolaires en Espagne, avec un empressement qui étonne au regard de la situation financière de la MLF. Le rôle ambigu de la sénatrice macroniste Samantha Cazebonne interroge également sur cette transaction. D’autant que l’opération s’apparente à une privatisation de fait d’actifs largement financés au cours des dernières décennies par des subsides publics.
Le 16 octobre 2025, la MLF a annoncé la mise en vente de ses neuf établissements en Espagne, invoquant d’importantes difficultés financières. Le 27 mai 2026, le repreneur de l’ensemble de ces établissements a été annoncé ; il s’agit de l’Association franco-libanaise pour l’éducation et la culture (AFLEC), structure qui fait également partie du réseau de l’AEFE. Une transaction aussi rapide qu’opaque. Pour justifier cette cession « urgente », la MLF évoque des problèmes de trésorerie et des difficultés financières totalement contradictoires avec la réalité des comptes publiés depuis 2018... par la MLF ! À l’examen des sept derniers bilans présentés (2018-2024), et selon le rapport du commissaire aux comptes sur les comptes annuels portant sur l’exercice clos le 31 août 2024, la Mission laïque française jouit d’une structure de bilan non seulement saine, mais aussi d’une solidité remarquable, avec des disponibilités de trésorerie s’élevant à 31,7 millions d’euros au 31 août 2024 !