


Avant le blocage du détroit d'Ormuz, le kérosène fossile se vendait entre 750 et 900 dollars la tonne, soit 0,60 à 0,72 euro le litre. Le gaz naturel américain s'échangeait à 1,30 dollar du MMBtu. Le diesel, à 0,70 ou 0,80 euro le litre hors taxes. Ce sont les prix auxquels les e-fuels doivent atteindre la parité dans la durée.
En mai 2026, ces chiffres ont explosé. Le kérosène a atteint 1 800 à 1 900 dollars la tonne au pic d'avril, avant de refluer vers 1 100 à 1 200 dollars début juin — soit encore 50 % au-dessus du niveau pré-crise. Le Brent a gagné 40 % en un an. À la pompe française, le gazole est à 2,15 euros, l'essence à 2,03. Le marché du jet fuel est structurellement étroit : moins de 8 des 83 millions de barils quotidiens vont à l'aviation. Toute contraction de l'offre se traduit mécaniquement par une explosion du prix.
Nous utilisons des cookies pour mesurer l’audience et améliorer le site. Vous pouvez accepter, refuser ou personnaliser vos choix.

