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Temps de lecture : 3 minutes

1 mai 2026

Même en étant rompus aux réseaux, il arrive encore d’être surpris par leur force incroyable. Et la semaine dernière, vous nous en avez donné une preuve éclatante. À peine avions-nous annoncé notre levée de fonds que vous étiez des dizaines à nous contacter pour y participer. Un engagement qui, pour nous, compte énormément : il nous permet de continuer à construire un des rares médias détenus à 100 % par ses auteurs et par ses lecteurs — et de garder ce qui nous est le plus précieux : notre indépendance.

Une étape enthousiasmante, fidèle à la courte mais folle histoire des Électrons Libres. Fondateurs et auteurs se sont tous, ou presque, rencontrés sur X. La communauté que nous formons avec nos abonnés premium — au sein de laquelle les projets se multiplient (et pas que : il paraît qu’une seconde soirée se profile…) — en est également largement issue. Tant pis pour ses contempteurs : l’ex-Twitter n’est pas qu’un lieu où l’on s’engueule, c’est aussi un lieu où l’on apprend, où l’on construit, et qui permet une accélération incroyable. Nos articles tutoient déjà l’audience des plus grands journaux français, et certains vont jusqu’à créer des remous dans nos assemblées.

Si notre média doit beaucoup aux réseaux, il doit aussi beaucoup à l’IA. Sans cet outil, il aurait été impossible de lancer un pari si ambitieux avec si peu de moyens, autres que l’enthousiasme de ses créateurs. Pas pour remplacer l’humain, comme certains contradicteurs voudraient le faire croire, mais pour augmenter sa productivité et faire tomber des barrières de coûts autrefois infranchissables. L’IA n’écrit pas nos articles, ni ne crée instantanément nos images. Mais elle nous aide dans nos recherches, nos vérifications, notre production graphique… Jamais elle ne se substitue à l’idée : elle permet de lui donner corps.

Tous les créateurs devraient d’ailleurs aujourd’hui célébrer ce moment historique. Pour que leur projet prenne vie, plus besoin d’argent, de connaissances techniques ou de réseau. Vous ne dépendez plus du coup de cœur d’un producteur ni d’éventuelles relations. Un court métrage peut être réalisé depuis sa chambre et instantanément partagé avec le monde entier. Il ne subsiste que quelques clics entre une idée, son aboutissement et sa diffusion.

Pourtant, une partie d’entre eux s’arc-boute contre les moyens qui peuvent leur permettre de s’exprimer. Ainsi en est-il de la proposition de loi adoptée au Sénat, que nous avons dénoncée la semaine dernière, et qui pourrait mettre en péril ces nouveaux outils d’émancipation.

Une schizophrénie qui nous interroge : les promoteurs de la loi ne défendent-ils pas une rente de situation, plutôt que la création ? Jamais, dans l’histoire de l’humanité, il n’y a eu autant d’artistes, d’auteurs et de talents capables de vivre de leur travail, ou au moins de le faire connaître au-delà de leur entourage. Avec l’IA, il est fort probable que leur nombre augmente encore drastiquement.

De notre côté, nous l’utilisons avec avidité, émerveillés comme des enfants dans un magasin de jouets. Ou plutôt dans un atelier qui, chaque jour, dévoilerait un nouveau prototype plus prometteur que le précédent. Le monde n’a jamais offert autant de possibilités. Et ces possibilités sont désormais à la portée de tous.

Pour toute demande d’information sur notre levée de fonds : [email protected]