Des gangsters, des havanes empoisonnées et des agents secrets. À Cuba, la Mafia américaine est passée des soirées mondaines aux tentatives d’assassinat du leader maximo. Une époque digne des meilleurs James Bond.
Fin des années 1950, La Havane. Les casinos comme le Tropicana ou le Riviera attirent une foule de riches Américains venus dilapider leur fortune aux tables de blackjack, à la roulette ou aux machines à sous. Mais aussi profiter d'une pléiade de filles de joie aux tarifs imbattables et violemment exploitées. Le tout, tandis que des spectacles généreux en plumes et paillettes font oublier les tensions dans l'île et la menace croissante des « barbudos » de Fidel Castro qui se rapprochent dangereusement d'une ville feignant encore l’insouciance.
Au cœur de ce tourbillon, deux figures se détachent. D'abord celle de Meyer Lansky, le génie financier de la mafia juive new-yorkaise. Un homme petit de taille mais immense en influence. Né en 1902 en Biélorussie et immigré aux États-Unis à l'âge de neuf ans, il orchestre un empire de jeux d'argent qui génère des millions, avant de jouer les facilitateurs du trafic de coke à Miami, quand sa retraite aura sonné, dans les années 1980.
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