Partager

Mode clair Mode sombre

Plus de 220 000 emplois détruits en vingt ans. L’industrie automobile française compte aujourd’hui presque deux fois moins de salariés qu’au début du siècle. Pendant ce temps, la Chine s’est imposée comme le premier producteur mondial.

Entre 2010 et 2023, la production de véhicules en France a chuté de 700 000 unités, soit une baisse de 32 %, selon une enquête de l’INSEE. Dans le même temps, la part de la France dans la production automobile mondiale a été quasiment divisée par deux, passant de 2,9 % à 1,6 %. Un recul largement lié à l’essor des industriels asiatiques, notamment chinois. En quelques années, le pays est devenu le premier producteur automobile mondial.

En France, une partie de l’assemblage des modèles d’entrée de gamme a été délocalisée vers des pays à plus faibles coûts de main-d’œuvre.

La décennie qui s’ouvre s’annonce décisive, avec la nécessité d’industrialiser massivement la production de voitures électriques. Mais, sur ce terrain, les constructeurs chinois disposent d’une longueur d’avance sur une large partie de la chaîne de valeur, des batteries à l’assemblage.

La contraction de l’industrie automobile française pourrait avoir des effets macroéconomiques importants. Équipementiers, sous-traitants, fournisseurs, logistique… Toute une constellation d’entreprises en dépend.